Case Départ : l’avis de Grandsteack

affiche-Case-Depart-ngijol eboué humour esclavageCe mois de Juillet aura définitivement été plutôt pourri niveau sorties cinés. De désespoir, j’allai voir Case Départ, dont la bande annonce me laissait présager de quelques traits d’humour un minimum politiquement incorrects, Thomas N’Gijol et Fabrice Eboué ayant la langue bien pendue.

Le titre, subtil, annonce la couleur : revenir à une époque où l’esclavage est intégré dans les mœurs, « Les Visiteurs » en négatif. L’idée est séduisante, le décalage temporel étant un facteur humoristique facile et efficace. Hélas, trop facile puisque la majeure partie des gags de cette sorte est bien trop téléphonée pour être suffisamment efficace.

Un autre ressort comique est basé sur la dualité des deux personnages principaux, joués par nos deux larrons également co-scénaristes : la petite frappe révoltée contre le « bounty » noir dehors-blanc dedans (blague que l’on faisait y’a déjà une dizaine d’années…). Une nouvelle fois, des possibilités faciles et efficaces, mais une nouvelle fois plombées, par un problème différent cette fois-ci : les talents d’acteurs des deux compères. Autant ils savent jouer avec leur public en stand-up, autant la distance de l’écran leur est nuisible.

Reste la partie grinçante, la répartie cinglante, l’humour noir. Le pitch était l’occasion de placer quelques quenelles dans la gueule des mœurs de l’époque pour les mettre en parallèle avec la société actuelle et ainsi mesurer les progrès accomplis depuis et souligner les mentalités qui restent à changer (Nicolas S., Brice H., Claude G., si vous me lisez : 1. de rien, c’est gratuit et de 2. cassez-vous, vous avez rien à foutre ici).

Ce sera au final ce rouage qui grippera le moins, m’arrachant le plus de sourire (il faut bien dire que je suis plus réceptif à ce genre d’humour), avec une mention spéciale pour la rencontre entre les deux loustics et le marchant juif, simplement trop drôle et qui, en creux, redonne toute leur importance à certains évènements historiques.

Et quelque part, c’est là le drame de ce film : se voulant comédie, il se révèle plus intéressant pour son aspect historique, social et culturel, sans que ce soit non plus le brûlot du siècle contre l’esclavage. Mais on peut penser qu’un film de ce genre (historico-engagé) n’aurait pas forcément attiré autant de monde (1 million et demi de spectateurs) et qu’au final si l’étiquette de comédie peut permettre de diffuser plus largement un peu de culture, on s’en accommodera.

Un film qui ne méritait pas nécessairement sa place au cinéma, mais qui aurait pu connaître plus de succès en téléfilm.

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Critique amateur sur "On l'a vu, nos avis". Si vous voulez des avis sur les films qui sortent : nosvisionsducinema.wordpress.com
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