X-Men, le commencement : l’avis de Pauleene

x-men le commencement comics marvel affiche france magneto prof xavierX-Men : Le commencement

(ou le début de la fin)

Par où commencer… Je ne vais pas mentir, je n’aime pas ce genre de film. J’ai accepté de le voir par pure compassion, une victime consentante en quelque sorte. C’est vachement compliqué de faire la critique d’un genre qui nous est totalement inconnu. Du coup, je risque de ne pas avoir capté certaines références, voire certaines finesses. Quoique pour la finesse, j’en doute franchement.

Bon tout le monde connaît l’histoire, l’avènement de la bombe nucléaire, et l’ère atomique, ont engendré des transformations génétiques au sein de l’espèce humaine. A cause de tout ça, il y a des mutants, soit des gens qui sont nés avec des capacités extra-ordinaires. Ils se croient chacun seul au monde, ne savent pas qu’ils ont des semblables, et souffrent donc en silence.

Mais un beau jour, celui qui deviendra le Professeur X, se fait embaucher par la CIA pour recruter quelques mutants afin de déglinguer la gueule aux Russes et surtout au méchant Sebastian Shaw. Là, ils se rendent compte qu’ils ne sont plus seuls. Ils vont donc beaucoup mieux, et le Professeur X (dégoulinant de bons sentiments, et ridicule de niaiserie) leur apporte réconfort, expérience, et entraînement, pour apprendre à mieux vivre avec son pouvoir.

Les X-Men développent un questionnement récurrent sur l’acceptation de sa différence, et sa place dans la société. Comment vivre quand on est bleue et rousse par exemple, ou quand on a des pieds poilus, ou qu’on ressemble à un énorme shtroumpf à poil. Ce sont là de très bonnes questions. Certes, cela concerne peu de gens, et quand on aurait espéré que ces questions trouvent un écho dans la réalité, au travers notamment, du seul black super héros du film, ben non, c’est loupé, il meurt au bout de quelques minutes (après un gros plan sur sa face alors que le méchant Shaw parle de l’esclavage… c’est limite). On soulignera la petite touche américaine, qui fait que les mutants font leur petit signe de croix avant de sauter d’un avion, parce que même si on est différent, Dieu est grand et Dieu nous aime.

Ce qui se joue tout au long du film, au fur et à mesure de la collaboration avec la CIA dans la lutte contre le mal (et les rouges), c’est finalement la reconnaissance et l’intégration des mutants au sein de la société des humains. Alors qu’une faction se rend compte que cette intégration n’est pas possible, et choisit le communautarisme et la lutte armée, l’autre partie des mutants va tenter tant bien que mal de se faire accepter par les humains en prouvant son utilité et sa bonne foi. C’est l’histoire de la vie.

Malgré la tentative d’inscrire le scénario dans l’Histoire du 20ème siècle (d’abord les camps de concentration, puis sur fond de guerre froide et d’animosité entre Ruskov et Amerloques), on se dit que ça serait peut-être mieux passé, avec le recul, sans qu’un ancrage dans la réalité vienne renforcer le ridicule de la situation.

Mon compagnon de séance m’a forcée à rester jusqu’à la fin du générique (personne ne fait ça rassurez-moi…), pour voir s’il n’y avait pas un bonus…enfin…un malus plutôt. On peut remercier les producteurs qui ont eu la sagesse de nous épargner quelques minutes de plus, et ainsi, de ne pas achever le spectateur.

En vrai, j’ai très envie de lire le Comics, parce que quelque chose me dit qu’il vaut bien mieux que cette adaptation médiocre, qui n’est pas à la hauteur de la finesse de l’analyse des auteurs originaux…

Ha j’oubliais, je voulais remercier Wolverine, qui, bien qu’absent du film, nous gratifie d’une apparition de 10 secondes, et ce sont ces 10 secondes qui ont fait que je suis restée jusqu’à la fin. M’enfin 10 euros pour 10 secondes, c’est pas vraiment rentable…

A propos pauleene

Pas vraiment fan de cinoche, j'apprécie les films qui me font tout oublier. Comme je suis dans la vie active, malheureusement, je n'ai pas beaucoup de temps, et je déteste le perdre à aller voir des films tout pourris. Je ne suis donc pas vraiment ouverte, et en plus de ça, comble du malheur, j'ai quelques principes et valeurs (pacifiste, féministe...), et j'aime aller voir des films qui leur font écho, et qui me font réfléchir. Par contre, je peux louer (parfois, quand je suis au fond du trou) des DVD avec Jennifer Aniston. C'est juste pas pareil;)
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Un commentaire pour X-Men, le commencement : l’avis de Pauleene

  1. Watcher dit :

    Roh, il y a bien un peu de finesse pourtant, par exemple dans la trame tragique (bon, faut connaître les films pour y être sensible peut-être) qui fait des personnages de faux héros actifs (puisqu’on est dans un monde qui découvre les mutants), dont l’enjeu apparent est de vaincre Shaw, alors qu’en réalité, ils restent extérieurs aux véritables mouvements (la partie d’échec entre X et Magneto signale d’ailleurs l’illusion de contrôle, et plus concrètement, Xavier est hypocrite, arrogant alors qu’il est censé représenter le discours positif, d’ailleurs, la niaiserie et les bons sentiments ne sont franchement pas aussi « dégoulinants » pour le coup, au contraire, il est ici plutôt sombre comme personnage, consciemment ou non en fait) et à la fin, sont confrontés à la réalité (qui nous fait passer d’une situation historique – nazisme, guerre froide, ennemis ponctuels que sont Shaw etc – à une situation universelle et non historique – ennemis humains, radicalisation de pensée, etc). Du coup, il y a à la fois les poncifs lancés ici et là (s’accepter soi-même, etc), mais même là, je suis plutôt satisfaite puisque cela permettait surtout de situer les personnages dans le groupe (qui le dit, qui le refuse, etc), d’autant plus que cela nourrit la storyline de la sublime Raven.

    Ce qui est dommage, c’est que les perso secondaires passent à la trappe, les jeunes mutants, et Moira sont sous-exploités, au profit de Xavier, Magneto et Raven (qui eux, sont très bien servis et interprétés).
    Singer a d’ailleurs bossé sur des comics aussi, et fait du bon boulot, comme sur les deux premiers films de la saga, le divertissement pur n’existe de toute façon plus de nos jours.

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