Rapide et Furieux

homer facepalm fail critique cinema avis filmLe Jury en avait marre de la Croisette, des stars, des petits fours,  du soleil, de la coke, du Martinez, des putes et du champagnes, sans compter que Red is dead, alors il est rentré chez lui. Avec les putes et la coke, quand même.

Catégorie « Meilleure dialogue »

Le Monde : Personnages et objets deviennent de purs logos univoques, dénués de toute épaisseur.

Faut être fou pour dire à The Rock que ses biceps sont pas épais

Lecinema.ca : Ils sont cependant mieux d’être rapides sur leur accélérateur, car ce dernier fera tout pour les en empêcher.

C’est bien connu, l’accélérateur est perfide et cherche à empêcher, empêcher quoi on sait pas trop mais sûrement de faire de bonnes critiques.

Nord-cinema.com : Justin Lin […] nous offre un grand film où les cascades sont d’un réalisme surprenant.

Ouaiiiiiiiiiiiii ils ont retrouvé le numéro de leur dealer !!! Rebienvenu Nord-cinema !!

Excessif : l’hallucinante course poursuite de fin fera date – ou non –

Comme votre article. Ou pas.

Ecranlarge : les prod de Fast5 leur ont fait la nique […] lors d’une séquence qui fait la nique.

Laurent Pécha a toujours autant besoin de pécho.

Lecinema.ca : rien n’arrive à la cheville de «Bullit», «The French Connection» ou «Ronin»

A part la bite de Chuck Norris.

Excessif : Vin Diesel pense que Fast and Furious 5 mérite un Oscar : « Je ne serais pas surpris si on parle de Fast 5 aux Oscars », lâche l’acteur de xXx, […] : « attendez une minute, ce n’est pas parce qu’ils proviennent de la classe ouvrière qu’ils ne sont pas excellents ! » .

Allez… Encore un petit peu, on est pas loin du point Godwin…

Le Monde : Il faut pourtant porter au passif du film une forte et condescendante xénophobie. Le Brésil et les Brésiliens sont traités par les principaux protagonistes avec un mépris néo-colonial assez répugnant.

Voiiiilààààààà, merci Le Monde, quitte à faire une critique de merde, autant toucher le fond de plein fouet. Si vous dites ça pour le cliché de la corruption, le comité vous conseille « Tropa de elite« . Et pour ce qui est de traiter les brésiliens avec mépris, voyez Rio.

L’Express : Avec du pop-corn et beaucoup de second degré, il frise même le chef-d’oeuvre.

Il faudrait tellement plus pour qu’il en soit de même de votre critique. En écrire une vraie, pour commencer.

Lecinema.ca : Au lieu de cela on se retrouve avec un effort qui aurait pu être écrit par un enfant de cinq ans. Et pas un premier de classe!

Martin Gignac, qui est aussi mauvaise plume que son homonyme français est mauvais joueur de foot, parle sans doute de son article.

Catégorie « plaisirs coupables »

Il en deviendrait même un plaisir coupable pour tout cinéphile en rupture de stocks.

Cinémovies s’y met aussi, le club s’agrandit…

Catégorie « meilleure référence »

Lecinema.ca : De quoi satisfaire les amateurs de baston qui ont été déçu par «The Expendables». Oui, l’espoir y était d’avoir enfin droit à un vrai film d’action dans la veine des «Die Hard», «Speed», «The Rock» et les deux derniers Jason Bourne […]. Mais au lieu d’être le «Face/Off» du nouveau millénaire ou le «Heat» des banlieues pauvres […]. Cette dernière séquence complètement invraisemblable et tirée par les cheveux qui ferait passer celle de «True Lies» comme un fait vécu […] rien n’arrive à la cheville de «Bullit», «The French Connection» ou «Ronin» […] Mais cela n’en fait pas un bon film pour autant, surtout à côté du plus trépidant «Faster».

Alors là, le Jury tire son chapeau (en plus d’une soubrette dans un Sofitel, ou d’une Sophie sous bretelle) et constate qu’il ne manque qu’ « A bout de souffle » et « Les 400 coups » pour faire une anthologie complète du cinéma à laquelle comparer « Fast and Furious 5 » . Proprement débile.

Cinema.jeuxactu.com : En assumant son statut de remake de L’Or se barre qui avait déjà été décliné en Braquage à l’italienne il y a quelques années, le film lorgne anxieusement vers le rat-pack de cambriole façon Ocean’s eleven, apparié de pointes d’Expendables ou de Fugitif. Fast and Furious 5 s’érige à quelques reprises comme l’une des références de films de poursuites automobiles aux côtés de Bad Boys 2, Mad Max 2 ou les Blues Brothers.

Belle tentative, mais pas encore au niveau de Martin Gignac.

Ecranlarge : Fast 5, […] s’évertue à se transformer en Ocean’s eleven […] à mi chemin entre La Chute du faucon noir et Danger immédiat […] qui explose avec bonheur la démesure de Bad boys 2  tout en rivalisant avec la folie destructive d’un Blues Brothers.

Laurent Pécha est petit joueur. En plus il a copié.

Catégorie « Box-Office »

Pour la deuxième semaine consécutive […] le film réalisé par Justin Lin avec Vin Diesel et Paul Walker a attiré 666.459 spectateurs.

Un nombre qui parle de lui-même, tel Alain Delon.

Catégorie « Je crache sur la plèbe »

Fast and Furious, c’est la quintessence du cinéma pour mecs. Mais pas n’importe quels gars, ici on parle de l’adolescent gamer ou le roublard à capuche, consommateurs de pop corn et de hip hop, casquette vissée à la tête, même dans les multiplexes, qui se décroche la mâchoire à la vue de la première mini jupe moulante qui vient s’attirer la reconnaissance virile du mâle dominant. Fast and furious fait donc carton plein dans les salles de banlieue et les centres commerciaux depuis plus de 10 ans, au même titre que les Sexy dance, autre franchise typée.
Nourrissant tout un fantasme collectif, la saga est devenue en 4 films une référence commerciale mais que beaucoup de gens n’ont jamais vraiment vue, pensant à juste titre que cette saga n’était pas pour eux. Trop jeune, trop animée, trop écervelée, trop bruyante, trop conne quoi.

A la lecture de cette diarrhée intellectuelle de chez àvoir-àlire.com, le Jury a eu envie de vomir. On dira ce qu’on veut du niveau des précédents épisodes, mais stigmatiser à ce point un public en traitant in fine les mecs roublards à capuches de banlieues qui écoutent du hip-hop de trop écervelés et trop cons, c’est tellement caricatural que ça n’en fait même plus rire. Le Jury ne vous salue pas du tout.

Bonus « toute la vérité »

Merde, Martin Gignac avait raison pour l’âge du scénariste :

Le Jury revient bientôt à l’occasion du passage d’un pirate alcoolique. Un pote quoi.

A propos lejury

Le Jury du festival du grand n'importe quoi sur "On l'a vu, nos avis". nosvisionsducinema.wordpress.com
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