Minuit à Paris: l’avis de Bool

Paris, Paris, Paris. La ville de tous les superlatifs… (Mouais t’emballe pas t’es pas embauché par Gaumont pour faire les résumés aguicheurs mon ptit Bool) Bon à Paris, il pleut alors qu’à Montpellier c’est grand soleil. Ou pas.

La journée avait bien commencé, les gros nuages étaient enfin partis, le cinéma à deux pas, les sousous dans la popoche…. Le film commença alors que la foule bruissait, mais sans popcorn s’il vous plaît, c’est quand même un film en VO : la qualité du public s’en fait ressentir.

Bon deux paragraphes, j’ai toujours pas réussi à démarrer, ça doit être l’émotion… Tranchons tout de suite. Oui ce dernier Woody Allen est un bon film, c’est même un très bon film. Du moins, il n’a rien à envier au machin-chose-au-nom-vraiment-trop-long-tellement-long-que-je-préfère-mettre-un-bidule-avec-des-tirets-moches.

Vu que ma fascination a été décuplée par la découverte du scénario pendant le film (je n’avais rien lu/vu à propos du scénario en lui-même et la plupart des gens se concentraient sur « et y’a Carla Bruni dedans? » « ça va être trop nul » « ah bah non ça va être trop bien «  »elle est vraiment trop pistonnée » « pourquoi il l’a choisie alors qu’elle a aucune expérience? » STOP!), donc je reprends, vu tout ça, je ne révèlerai presque rien du scénario, si ce n’est qu’il est agréablement surprenant et que la surprise se fait tout en douceur et en finesse…

Mais de quoi vais-je donc parler? Commençons par les acteurs car force est de constater qu’ils sont tous très bons. A commencer par Owen « Robert Redford » Wilson, oui oui, le petit rigolo de Starsky et Hutch fait son boulot à merveille: il joue un écrivain un peu perdu (classique chez Woody), naïf, romantique, amoureux (de Paris) et fiancé à la belle Rachel McAdams. Elle, femme idéale au premier abord mais seulement au premier, préfère son Amérique natale à Paris, comme ses parents, riches amerloques très clichés, mais elle préfère encore plus le très beau Michael Sheen (aucun lien de parenté, comme Karamazov), le parfait gendre (et en plus il parle français, rendez-vous compte). Bon avec ça, vous avez le trio/quatuor classique chez Woody Allen (bon ça fait déjà plusieurs fois que je le dis, mais je le redis: c’est un Woody Allen et donc vous retrouverez tout ce qui fait d’un Woody Allen, un Woody Allen (ça vous va niveau répétitions?)). Après on a droit au caméos mais pas trop (une page de texte à tout casser) inutiles donc indispensables car Minuit à Paris est d’abord un film d’ambiance. Donc on a aussi droit à Gad Elmaleh qui euh… a un petit air de Christian Clavier (comprendront ceux qui auront vu le film), Léa Seydou la merveilleuse petite parisienne, Carla Bruni en guide pour le musée Rodin un peu trop attentionnée (quand même, quelle classe! Woody a vraiment de bons goûts)… La dernière catégorie de personnages est en rapport direct avec ce-dont-je-ne-veux-pas-vous-parler mais je vous titillerai encore un peu en vous disant que Marion Cotillard fait partie de ceux-ci (il semblerait que ce vieux Woody ait été inspiré par Inception mais encore plus par Marion) et elle est juste magique avec son accent français et tout court aussi (ne soyons pas avares de compliments, ce soir c’est ma tournée).

Après ce paragraphe sur les acteurs, que reste-il me direz-vous? (enfin peut-être pas, je pense un peu trop pour vous mes chers lecteurs/trices) M’enfin, je vais quand même vous le dire, vous le redire: c’est un film d’ambiance. Si vous n’êtes pas convaincus, W.A. (pour Woody Allen par Warhol Andy, hein?) vous force à rentrer dans le bain à coup de pré-générique montrant le beau Paris, celui des cartes postales, sur un air entêtant. Les plans se succèdent rythmés par la musique alors que les styles, les bistrots, les ponts, les bâtiments défilent. Tout cela avec cette lumière, une lumière surréaliste, on croirait que la post-production a gommé les nuages, mais non ce n’est que pour sublimer la pluie qui nous offre un Paris déserté ou coloré par les parapluies des passants, puis vient la nuit, et la musique continue. Cette introduction est à la fois longue pour un film hollywoodien (non pas de blagues foireuses) et pourtant courte pour montrer tout l’amour qu’on peut avoir pour Paris. Un peu d’envie, de l’amertume, de la nostalgie c’est ce qui ressort de ces plans quasi-photographiques où le mouvement rend le rêve presque éveillé. Et puis là… c’est le générique, écriture blanche sur fond noir devenue classique de W.A. avec un dialogue en fond pour, après avoir planté le décor, introduire les personnages principaux. Tout ça pour dire que W.A. a repris du poil de la bête et parvient à donner un vrai rythme à son film, il alterne ensuite entre des réflexions sur la vie (je reste général exprès), des scènes comiques, et d’autres pour conserver cette ambiance qui donne l’impression de flotter sur un nuage.

Voilà donc! En guise de conclusion, je dirai que j’aurais pu parler de la philosophie du film mais qu’il parle de lui même et rajoute son lot de questions/réponses habituelles pour un film de Woody Allen. Comme vous pourriez vous sentir frustrés par certains éléments du film, je vous conseillerais de revoir le film après quelques lectures judicieuses, ce que je m’en vais faire de ce pas (ou plutôt, de ce clic).

PS: en attendant la BO officielle, il y a toujours ceci et puis ceci aussi.

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