Le discours d’un roi: l’avis de Bool

affiche le discours d'un roi colin firth oscars

« En retard, comment ça en retard? Mais non, c’était juste le temps que la critique arrive à maturation dans mon esprit. (Oui mais un mois ça fait beaucoup quand même…) Bon d’accord, j’ai aussi attendu les Oscars pour pouvoir commenter les résultats, grand bien m’en a fait puisque le flim a remporté les quatre Oscars majeurs. (Peut-être mais à ce moment tu ne le savais pas) Bon, tu as gagné, je suis une grosse feignasse et en plus je cherche tout le temps à m’auto-défendre… mais quand même je pense que ma critique sera intéressante. (En tout cas, l’auto-mange-bool: ça tu connais)  »

Extrait de « Moi & moi: chronique d’une schizophrénie quotidienne »

Oyez, oyez et faites place, manants! Voilà la grande critique! (Nan mais tu vois pas que c’est à ton public que tu t’adresses, faut être gentil avec lui, le caresser dans le sens du poil, un peu comme tes chats… et en plus le style moyenâgeux c’est trop pompé sur ce cher odieux connard…)

[…] ← je vous épargne le débat intérieur

Le discours d’un roi est un film réalisé par Tom Hooper et interprété par Colin Firth (A single Man) et Geoffrey Rush (Pirates des Caraïbes) sans oublier la grande (oui mais elle était petite dans AliceMais ta gue******le!) Helena Bonham Carter. Le film a remporté quatre Oscars au cours de la dernière cérémonie du même nom; ceux-ci étant ceux de Meilleur Film, Meilleur Réalisateur, Meilleur Scénario Original et Meilleur Acteur, ce film devient sans doute le film de l’année 2010. Côté scénario, l’histoire est centrée sur le personnage du roi d’Angleterre ayant accédé au trône avant la Seconde Guerre Mondiale: George VI, père de la reine actuelle: Elisabeth II.. Toute l’intrigue repose sur le fait que celui-ci est bègue et que cela est fort gênant pour sa fonction. Film sur la responsabilité, le dépassement de soi, les pressions sociales, Le discours d’un roi est plus que toujours d’actualité en ces temps de crise où l’immobilisme est synonyme de mort à petit feu.

[bon le style journaleux, ça le fait vraiment pas]

Je disais donc, cette œuvre cinématographique est une œuvre majeure, aujourd’hui où le clivage riches/pauvres est toujours plus fort: la retombée dans l’obscurantisme des castes est à nos portes et le changement de cadre spatio-temporel proposé par le film est une méthode plus qu’efficace. Sans compter que la position de l’Église et le manque de liberté criant sont aussi critiqués à travers le personnage du frère, premier roi à renoncer à la couronne: personnage rebelle mais aboulique, il symbolise la jeunesse de nos jours à la fois hédoniste et engagée politiquement.

[Le trip « Les cahiers du Cinéma », c’est pas top non plus]

De toute façon, aux Oscars c’est tous des vendus, le film mérite pas les quatre Oscars majeurs surtout face à Aronofsky et Fincher. En plus, c’était couru d’avance, on sait bien que les rôles d’attardés et d’ handicapés rapportent toujours l’Oscar du Meilleur Acteur, y’a qu’à voir Rain Man, Forrest Gump… Donc pas trop de mérite, j’aurais plutôt vu un Oscar du Meilleur Second Rôle Masculin pour Geoffrey Rush mais n’ayant pas vu Fighter, je ne peux toujours pas juger.

[argh, le moi blasé des Oscars, pas assez politiquement correct]

Wa c tRô Bi1 el rOa i dì foûTree

[euh…désolé pour le kikoolol, ça m’a échappé]

Nan mais tu vois, Colin Firth il est trop bien, tu sais, dans A single man et dans Bridget Jones il était trop bien. Et là c’est super touchant quand il bégaie, c’est un homme sensible que la vie n’a pas épargné, le pauvre. Et puis dans le film y’a aussi, Helena Bonham Carter, elle joue trop bien aussi, puis elle joue dans les Tim Burton: j’adoooooooooore Tim Burton, il fait des films trop sensibles.

[la fille kikoolol évoluée, décidément c’est plus grave que ce que je pensais]

[aïe non pas la fourchette dans l’œil, je dirai plus de mal de Tim Burton, ni de Twilight… noooooooon]

Ahem, le commentateur de l’article ayant été viré, tout peut reprendre son cours normalement.

C’est sans commune mesure que la situation politique pré- seconde guerre mondiale du Royaume-Uni avait été abordée auparavant au cinéma. La tension au sein de la famille royale est un peu le reflet de la situation actuelle où le Prince Charles joue le dandy à l’instar de Edouard VIII à l’époque . Les avancées technologiques de l’époque sont aussi à l’honneur puisque la radio est en plein boum et ce rassembleur de foule est un outil puissant puisqu’il contribuera grandement à la popularité des personnalités politiques de l’époque à commencer par Hitler dont la verve est d’ailleurs montrée dans le film, le personnage de Colin Firth aura bien du mal à rivaliser contre cet orateur né mais sa détermination viendra à bout de ce déterminisme handicapant qu’est le bégaiement. Enfin le grand discours d’entrée en guerre, les rues prêtes à recevoir l’invasion, la population finalement ensemble derrière son leader sont très bien retranscrits et la dimension du film est alors presque épique. Seule ombre au tableau, le personnage de Churchill incarné par Timothy Spall qui n’a pas assez de charisme pour cela surtout quand on sait qu’il a joué dans la saga Harry Potter.

[pas mal ce passage, mais le commentaire historique avec une référence à Harry Potter j’y crois pas trop]

Film sur une nation et sur un homme, Le discours d’un roi sait convaincre par la prestation des acteurs et l’ambiance donnée par les décors. Il mérite sans doute de belles récompenses peut-être pas celles qu’il a remportées. Les dialogues en anglais (le film est à voir absolument en VO, c’est vrai pour les autres films mais surtout pour celui-là) sont souvent excellents mais on s’y attendait vu le sujet traité.

[mouais la conclusion qui arrange tout le monde, tout en compromis, c’est un peu fadasse]

Le nouveau commentateur a aussi été viré… parce que je l’aimais pas

Inspiré et librement adapté de « Brouillon »

Cet article, publié dans 1er Trimestre 2011, La Cinémathèque, Le discours d'un roi, est tagué , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Le discours d’un roi: l’avis de Bool

  1. Rémi dit :

    Ta critique ressemble au dos d’une jaquette de nanard
    « Impressionant »-J’aime lire
    On brode autour sur les contextes, l’Histoire, etc … mais quand est il réellement du film?
    On enlève le contexte qui n’a en rien été imaginé (tiré d’un livre, tiré d’un livre d’histoire tiré d’un témoignage, bref tiré par tout le monde), on se retrouve avec un bègue qui prend des cours pour ne plus l’être. Génial …
    A quand un film sur mon inflammation du métatarse?
    On rajoute un fond de carrière dans le sport raté à cause d’une grosse blessure, de la descente aux enfers avec prise de coke avec Charly Sheen, puis une remontée à l’aide d’une femme (faut toujours une histoire d’amour à la noix), puis de la reprise du sport en voulant devenir le plus vieux champion du monde de l’histoire du lancer d’hamburger …

  2. Watcher dit :

    Bah peu importe le sujet à la base… Si on fait un truc génial d’une inflammation du métatarse, pourquoi pas ?
    Sinon, oui, ça brode, mais c’était marrant à lire cette critique ! Rien à redire de toute façon, c’est un bon film et les acteurs y sont pour beaucoup, peu importe le personnage, me semble quand même que l’oscar est mérité. Quant aux autres récompenses, c’est vrai que c’était étonnant quand même… J’aurais personnellement préféré The Social Network pour certains, mais soit.

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