Le Frelon vert : l’avis de Grandsteack

le frelon vert the green hornet affiche présentation bande annonce2011 sera l’année du film de super héros. Comme 2012, qui sera aussi celle de la fin du monde, mais comme on n’y est pas encore, intéressons nous à l’instant présent et au film qui nous concerne, soit The Green hornet, ou le Frelon vert in french.

Né dans les années 30 sur les ondes radiophoniques, la franchise a également eu droit à une adaptation audiovisuelle dans les années 60 dont le plus grand mérite fût de révéler un certain Bruce Lee dont le principal fait de gloire est d’avoir contribué à l’effet spécial le plus cher de l’histoire du cinéma en venant à bout de Chuck Norris.

S’il fût l’un des premiers « super-héros » de l’histoire (Jésus ne compte pas vraiment), il est aussi l’un des derniers à être porté sur grand écran (et je ne parle pas des sérials des années 40 ou de la compilation des actions martiales du sieur Lee). La difficulté augmente encore d’un cran quand on doit passer après DC et Marvel, principaux pourvoyeurs depuis une dizaine d’années de film superhéroïques (et des fois supernazes, les 4 fantastiques m’en sont témoins).

Avec un personnage dont les tribulations sont sur le même pied que Batman (DC), dont le traitement est orienté vers la noirceur, et Iron Man (Marvel), plus dans l’esprit Comic, Le Frelon vert se devait de trouver un positionnement différent pour ne pas (trop) souffrir de la comparaison avec les deux monstres ; d’où une orientation vers la comédie.

Alors bien sûr ce flim n’est pas à proprement parler une comédie (et n’est pas non plus un flim sur le cyclimse), mais c’est son facteur différenciant qui fait dire à certaines critiques qu’il constitue une rupture dans la catégorie des super-héros. Je ne marquerais pas autant mon propos et je dirais même qu’il constitue une sorte de retour en arrière, ou du moins qu’il est empreint d’un fort esprit old school. Et notamment au niveau des scènes d’action.

La présence de Michel Gondry aux commandes n’y est pas étranger, lui qui se voit comme un artisan et réalise la majeure partie des cascades, explosions et autres joyeusetés à l’ancienne, avec des décors destructibles et l’emploi de chaire humai… pardon, de cascadeurs, en y ajoutant son côté innovateur (le bullet-time, c’est lui, 4 ans avant Matrix). Ici, cela se traduit par des bastons qui reprennent cet effet bullet-time, en changeant la vitesse des persos, ce qui donnent un effet plutôt impressionnant. A noter également un split screen techniquement très fort (car couplé à des plans séquences à chaque nouvelle vignette) mais qui n’apporte pas grand-chose étant donné la difficulté à en suivre chaque déroulement.

Cette réalisation sert bien les acteurs, notamment nos deux héros, qui vont en profiter pour se faire plaisir devant la caméra. Le duo fonctionne bien, et le ressort comique repose sur une variante de buddy-movie. Seth Rogen, qui joue notre insecte sauveur, occupe l’écran en tant que sale gosse tout content de se mettre un peu plus en avant, ce qui provoquera l’ire de son sidekick adepte du highkick, Kato, incarné tel un ongle par Jay Chou (pourquoi cette métaphore plutôt dégueu ? Parce que lui aussi, il fait mal, et pas que à l’écran). A noter que ce dernier s’en sort bien pour succéder à Bruce Lee, et ce sans en faire des wagons. C’est ghetto, Kato.

Un film de super héros doit avoir un super méchant. Et là, c’est mitigé : Christoph Waltz, nazi charismatique de Inglorious Bastards, se retrouve à jouer un russe sans conseiller de communication qui se retrouve donc un peu dépassé par la tendance bling-bling de l’époque. Par contre, niveau je te l’enfonce bien profond et j’appuie sur la gâchette, il est toujours à la pointe. Un vrai russe quoi. Mais si dans ses tentatives il est très méchant, il manque quand même de classe ; d’ailleurs il le sait et ce sera un autre ressort comique du film. Complétons la galerie de personnage par quelques seconds rôles qui étoffent un peu le boxon, avec mention spéciale à Edward Furlong méconnaissable, et on se retrouve avec une direction d’acteurs pas déplaisante du tout.

Et le scénario ? Ah oui… le scénario… Bin, outre le fait que le background des personnages soit pas très fouillé, ce sont des gentils qui se font passer pour des méchants pour taper sur des gentils méchants et des méchants méchants. C’est pas super fin, mais était-ce vraiment ce qu’on attendait ?

L’intérêt est clairement dans les scènes de baston et leur traitement, ainsi que sur le duo d’acteurs très bling-bling Jay/Seth et leurs déboires. Au final, on obtient un buddy-superhéros-movie pas dégueu à regarder qui, s’il ne mérite pas l’appellation « film du renouveau du genre », ne mérite pas non plus de finir au fond de la benne à ordure, coincé entre « Les 4 fantastiques » et « Ghost Rider ». Un bon divertissement.

– Et la 3D, enflure, t’en parles pas ?

– Non, ça apporte rien, à part sur 2-3 bastons qui aurait été aussi bonnes sans. Encore du fric foutu en l’air.

A propos grandsteack

Critique amateur sur "On l'a vu, nos avis". Si vous voulez des avis sur les films qui sortent : nosvisionsducinema.wordpress.com
Cet article, publié dans 12/01/11 : Le Frelon vert, 1er Trimestre 2011, La Cinémathèque, est tagué , , , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

6 commentaires pour Le Frelon vert : l’avis de Grandsteack

  1. fandecine dit :

    Je vais attaqué directement pour ensuite offrir une sucette !🙂
    Pourquoi avoir mit le titre francais et pas celui indiqué par l’affiche ? Le frelon vert – The Green Hornet ! On parle pas tous anglais et pour certain, on c’est pas forcément que tu parles du film de super-héro-qui-tape-du-méchant-mais-qui-sont-également-méchant !
    Mise à part ça, comme tu l’as dit (vu que tu as tout dit aussi :D) les effets lors des bagarre est vraiment (je me pose encore des questions…) bien fait ! L’effet de la voiture par exemple, je suis resté perplexe !🙂 Non pas part le fait que cela soit bien ou mal fait, mais étant donné que j’aime bien savoir comment ils font (le numérique aide beaucoup ^^) je suis resté assis dans le cinéma discretement pour le revoir (Bon sa à pas marché ^^)

    En tout cas, pour ceux qui veulent voir un film de super-héro (genre Kick-Ass, et pour ceux qui ont pas vu Kick-Ass… Je vous propose une corde :D) où sa tape et castagne de partout, allez le voir !🙂

  2. grandsteack dit :

    J’ai mis le Frelon vert parce que la série était diffusée en France sous ce titre et que pour une fois qu’une traduction de titre anglais peut ne pas être trop déformée, ça vaut le coup de la mettre. Tu auras au moins appris que Hornet veut dire Frelon😉

    Sinon, merci de me proposer une corde ^^.

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