Le Non des gens

Le Jury est de retour et s’est fait sponsoriser par Kleenex, sous le haut patronage de Coluche.

Catégorie « meilleur dialogue »

Le Monde : Sont-ils faits pour se rencontrer ? Pas vraiment. D’autant qu’Arthur, fils d’un catholique débonnaire et d’une survivante des camps, est un peu juif, et que Bahia, fille d’un travailleur immigré algérien et d’une autochtone militante radicale des années 1970, est un peu arabe.

Bravo au Monde pour essayer de ne pas renforcer les clivages existants.

Télérama : le film remet, aussi, du baume au cœur à tous les électeurs qui ont pleuré un certain soir d’avril 2002…

Le Jury tend un mouchoir à Télérama.

Le Parisien : elle (Sara Forestier NDJ) s’offre le luxe de se promener nue dans la rue et dans le métro. Au début, ça surprend, ensuite… on oublie!

Le Jury n’a pas oublié. Oh non.

Libération : Manifestement hanté par la figure tutélaire de Woody Allen, Leclerc en propose souvent une imitation poussive.

Le Jury flagellerait Libération pour avoir préféré « Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu » à ce bonheur sur pellicule.

Excessif.com : Sans parler de leur conséquente histoire familiale puisque les grands parents d’Arthur ont échappé à la déportation.

Le chroniqueur d’excessif.com n’a rien compris au film.

Télérama : on aime tendrement […] la mère de Bahia (Carole Franck, impayable pasionaria).

Le personnage que Télérama aime tendrement, au risque de plaisirs coupables, est de gauche, coupe la parole en gueulant comme un putois sans laisser les gens s’expliquer et est au final un des personnages les plus désagréables du film. Une forme d’aveu ?

Le Figaro : Comédie de gauche très adroite.

Clap – Clap – Clap.

Libération : si Jospin avait fait une meilleure campagne en 2002, peut-être que Sarkozy ne serait pas devenu le héros d’une droite décomplexée qui nous les brise menu depuis trois ans.

Le Jury offre une deuxième tournée de mouchoirs.

Les Inrocks : Le cinéma français n’a jamais vraiment réussi à mêler la politique, l’autobiographie et la comédie.

Les Inrocks persistent dans le snob : même si ils sont plus sociaux que politiques, les films de Klapisch et Chatiliez restent quand même de bons exemples.

Fluctuat.net : Michel Leclerc livre ainsi une authentique comédie politique, dans laquelle des électeurs de gauche vivent en direct la période troublée qui a vu Jean-Marie Le Pen arriver au second tour de la Présidentielle de 2002 et Nicolas Sarkozy être sacré en 2007.

Bon, va falloir passer à autre chose maintenant, le Jury n’a plus de mouchoirs à offrir.

Toutleciné.com : Ainsi ce premier déjeuner avec les parents d’Arthur, où Bahia ne doit en aucun cas prononcer les mots tabous que sont ‘four’, ‘juif’ ou ‘camp’. Ou cet autre repas en famille où au bord de la dispute irréparable, on se réconcilie autour de la réparation d’une radio.

Toutleciné n’a vraiment rien compris, il s’agit du même repas et c’est une cafetière.

Paris-Match : « Le Nom des gens » : c’est le rut final !

Ça suffit Paris-Match, faut pas rester là.

 

Catégorie meilleure citation

Sara Forestier : Je connais l’importance de la critique dans la carrière d’un long métrage.

Sara Forestier use donc de ses charmes dans et hors du film…

Antoine Rein, producteur : Être soutenu par la critique braque immédiatement un projecteur sur ce que vous faites en garantissant une qualité qui attire l’attention des spectateurs, des exploitants et des acheteurs.

Attention M. Rein, être soutenu par Télérama ou les Inrocks peut aussi garantir un certain snobisme.

Michel Leclerc : (à propose de Lionel Jospin NDJ) Sentir la salle vibrer au moment de son apparition a vraiment été magique.

Le Jury a plus vibré pour l’apparition de Sara Forestier.

Jacques Gamblin : Michel s’est montré très ouvert. […] Et quand j’aime, je m’engage totalement […]. Je suis enthousiaste, moi, je n’y peux rien!

Secrets de tournage, par Jacques Gamblin.

 

Catégorie « meilleur jeune »

Le réalisateur espérait que la présence de Lionel Jospin n’éclipse pas son propos. Voyons voir…

Le Figaro : Au casting, une guest star, Lionel Jospin, dans son propre rôle, trois minutes à l’écran.

Le JDD : On croisera même Lionel Jospin en guest star, qui fait de sympathiques débuts au cinéma.

Première : Lionel Jospin en acteur secondaire, fallait oser.

Télérama : Avec un certain Lionel J. en surprenante guest star.

Excessif.com : out en se targuant de convoquer Lionel Jospin dans son premier rôle.

L’Express : La présence sur la Croisette de Lionel Jospin, qui joue son propre rôle, amplifie le buzz.

Libération : Lionel Jospin, qui fait aussi une apparition dans le film

Fluctuat.net : brève apparition de Lionel Jospin dans son propre rôle.

Le Nouvel Obs : Lionel Jospin passe une tête pour se moquer de lui-même.

Les Inrocks : Lionel Jospin, idole d’Arthur Martin, fait même une apparition croquignolette dans le film.

Le Parisien : Six raisons d’aimer Le Nom des gens : 6 Un comédien nommé Jospin

20minutes : Cette comédie intelligente et vitaminée s’offre même Jospin en guest star .

Le Post : L’apparition d’un Lionel Jospin tout en nature est d’ailleurs fort sympathique.

 

Catégorie « meilleure performance »

Le prix revient à l’Express, qui réalise une grosse performance pour devancer un Télérama pourtant en forme. Gerbante troisième place de Libé.

Sara Forestier et Jacques Gamblin, impeccable duo en forme de cul et chemise.

Le Jury précise : le cul de Sara Forestier et les chemises de Jacques Gamblin.

En 2008, le scénario reçoit le prix Sopadin, récompense très prisée décernée par un jury de « professionnels de la profession ».

Le Jury fait partie des milieux autorisés et s’autorise à penser à Coluche.

Le Nom des gens, qu’il a écrit avec sa compagne, Bahia Kasmi, est pour une large part, autobiographique. Et alors ? Et alors pas grand-chose.

Et moi je dis alors que quand un mec sur une information il en dit pas plus que ça, il n’a qu’à fermer sa gueule ! Et même, à la rigueur, il serait pas venu, on s’rait pas fâchés ! – Coluche.

Il (Jospin NDJ) pourrait aussi toucher des droits d’auteur pour avoir écrit lui-même ses répliques…

Classe !

…dont une promise à la postérité : « Un jospiniste aujourd’hui, c’est aussi rare qu’un canard mandarin dans l’île de Ré. »

Ah bin non en fait.


Catégorie « meilleure fin »

Alors là, zéro concurrence, la conclusion de la critique de nord-cinéma.com explose tout le monde. Faut dire qu’ils sont dopés à on ne sait quoi, mais le Jury en prendrait bien un peu.

Et pour finir, nul doute qu’une projection de ce film ne ferait assurément pas de mal à la société, voire même que cela suffirait à secouer un peu le cocotier que beaucoup n’arrivent à s’enlever du derrière.

 

Le Jury reviendra bientôt, une fois qu’il se sera enlevé le cocotier qu’il a dans le derrière. Pour cela, il fait confiance à son anus.

A propos lejury

Le Jury du festival du grand n'importe quoi sur "On l'a vu, nos avis". nosvisionsducinema.wordpress.com
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3 commentaires pour Le Non des gens

  1. YoosF dit :

    LOVE

    Et je mets nord-cinéma dans mes favoris. C’est le même mec qui avait critiqué Potiche ?

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