L’homme qui voulait vivre sa vie : L’avis de Papygidius

affiche l'homme qui voulait vivre sa vie romain durisAh ! Que de douces lueurs dansantes sur mon visage alors que les premières images commencent à défiler sous mes yeux, émerveillant mon esprit, transcendant mon âme et me susurrant à l’oreille des promesses d’une vie meilleure, où tout un chacun pourrait goûter aux joies célestes de …

*coup de coude contre mon bras*

« Papy ? tu dors ? » Telle était la douce voix emplie de sommeil de ma compagne de fortune qui m’éveillait à la cruelle réalité du spectacle qui s’offrait devant moi … Les seuls mots qui me vinrent sont ceux de Radiohead qui dans sa chanson Creep clamait haut et fort cette phrase que de nombreux hommes blessés dans leur amour propre se sont écriés :

« What the hell am I doing here ?? » o.O

Mais revenons en à nos moutons

Je tiens à préciser que même si je le déplore, je n’ai pas lu le livre de Douglas Kennedy qui est dit fort bon par de nombreuses critiques et je vous en laisserai seuls juges mes chers amis lecteurs…

Synopsis : Paul Exben (Romain Duris) a tout pour être heureux : une belle situation professionnelle, une femme et deux enfants magnifiques. Sauf que cette vie n’est pas celle dont il rêvait. Un coup de folie va faire basculer son existence, l’amenant à endosser une nouvelle identité qui va lui permettre de vivre sa vie.

Et là on se dit : Génial ! Une autre satire sociale dans la veine de « Into the Wild » réalisé par Sean Penn avec une profondeur et des paysages à couper le souffle !! (parce que le héros est amateur de photographie !!) De même, dans la bande annonce on retrouve un Romain Duris déconcerté, touché, pleurant à chaudes larmes les sacrifices qu’il faut qu’il fasse pour vivre son rêve! Et en fait non … la B.A et le synopsis sont « presque » totalement à côté de la plaque…

Je vous propose de remettre un peu d’ordre dans ce synopsis qui ne reflète que si peu le caractère dramatique de ce flim :

Paul Exben a tout ce que la société peut souhaiter à un trentenaire cultivé de sa trempe : une belle situation, une femme (qui le trompe), deux enfants magnifiques. Sauf que cette vie n’est pas celle dont il rêvait (il a une petite passion pour la photographie dont il a les appareils derniers cris mais n’en fait rien…). Un coup de folie … ( je crois qu’il y a un meilleur mot pour ça:) Un MEURTRE va faire basculer son existence, l’amenant à endosser une nouvelle identité qui va lui permettre de vivre sa vie (?? Vivre sa cavale, sa fuite en avant, son combat contre la damnation … mais pas sa vie !…)

Analyse du flim :

C’est long… c’est long ! Les personnages mis en scène par Eric Lartigau sont d’une platitude effroyable ! Romain Duris tentera de sauver le film en sortant un jeu d’acteur hors du commun mais qui, avec les incohérences, les plans fixes interminables, sans l’écrin d’une bonne bande son, ne s’élèvera guère plus au dessus des élucubrations de Bruce « Ash » Campbell (excellentissime!) dans EvilDead 3, L’armée des morts !! (qui est un petit bijou de drôlerie soit dit en passant, mais jeu d’acteur qui ne sied pas à un thriller dramatique …)

Le flim est bourré d’incohérences… Voir Exben passer du pauvre type peureux, angoissé, à qui sa vie, son couple, tout échappe, à un virtuose du grand banditisme pour faire disparaître un cadavre, mettre en scène sa propre mort avec une rigueur et une minutie digne d’un horloger, passer maître dans la contrefaçon des papiers d’identité, est tout simplement ridicule… On aurait aimé plus de finesse ou de développement de ses traits de caractère ! De même pour sa passion profonde ! La photographie dans la première partie du film est totalement absente de la vie de Paul (mise à part une ou deux allusions à un appareil photo acheté …) et tombe comme un cheveu sur la soupe quand il tue son voisin…

Après son « coup de folie », Exben fuit vers l’Europe de l’est et passe son temps à faire de la photo comme un touriste japonais avec du talent. Il est très vite remarqué et devient célèbre puis disparaît dans la grande circulation … pfioute ! Mais là encore c’est terriblement long … et ça n’en fini pas jusqu’à ce qu’il se retrouve perdu en pleine mer sur un canot de sauvetage (je ne vous ferais pas l’affront de vous gâcher le peu de rebondissement présent dans le flim ! ^^) et, à peine sorti de ce guêpier, la fin tombe telle la lame de la guillotine sur la tête de Robespierre finissant d’achever ce loooooong métrage … Enfin !

Que dire pour conclure … ? C’est un exercice difficile que de critiquer un flim qu’on n’a pas aimé … Je ne conseillerais même pas de le télécharger … Mais si vous tenez absolument à le voir … parce qu’il ne vaut pas le tarif d’une place de ciné

Papygidius

Cet article, publié dans 4e Trimestre 2010, L'homme qui voulait vivre sa vie, La Cinémathèque, est tagué , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

3 commentaires pour L’homme qui voulait vivre sa vie : L’avis de Papygidius

  1. cracoucas dit :

    Je vous trouve un peu dur, surtout vu le CV d’Eric Lartiguau, je m’attendais à pire.
    Je vous rejoins pourtant sur la platitude de la mise en scène qui peine à nous faire croire que M. Exben (au passage: Ben, en hébreux, peut être interprété comme « enfant de la chance », Ex Ben, peut être celui à qui tout souriait avant ») puisse être avocat puis photographe de génie. Incohérence du livre (médiocre) de Douglas Kennedy, que Lartigau n’arrive pas à résoudre.
    D’accord aussi sur le rythme du film, même si j’ai marché dans le maquillage du cadavre. De son premier départ à son succès de photographe, le film s’améliore. Niels Arestrup y est pour beaucoup.
    La fin, abrupt, est assez mal emmené.
    Reste que Duris est un bon acteur, qu’il y a de vrais bons moments dans le film (en macédoine donc), mais tout cela est si fade.
    Cela dit, j’avais detesté « Into The Wild » (un gosse de riche qui ne supporte pas qu’on lui achete une voiture, qui a visiblement mal lu Kerouac et qui part pourrir la vie des ours. J’aurais préféré l’inverse: un ours adolescent qui part aux états unis s’acheter une voiture).
    (mon commentaire est confus, mais j’ai un oeil sur Angleterre – France)

  2. grandsteack dit :

    Il est à noter que Romain Duris et Niels Arestrup avait déjà joué ensemble dans « De battre mon coeur s’est arrêté », pour un résultat déjà très agréable.

  3. papygidius dit :

    Merci pour ton comment Cracoucas! ^^On m’a demandé de préciser si je m’étais effectivement endormi devant le flim… Non je ne me suis pas endormi, c’est une petite mise en scène pour avancer mon propos. Il n’y a que deux flims qui auront pus me propulser dans les bras de Morphée à l’heure actuelle (La revanche de Samson et les Infiltrés (ps: qui est fort bon mais j’étais vachement fatigué qd je l’ai regardé vus qu’il est très long à se mettre en place ! ^^)

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