Resident Evil Afterlife 3D : l’avis de Grandsteack

Resident evil : Afterlife 3D est le quatrième épisode de la saga inspirée du jeu vidéo du même nom. Partie sur la base honorable qu’était le premier, les 2 et 3 avaient plombé l’intérêt cinématographique (mais pas commercial) de la franchise. Les bons résultats financiers, en hausse à chaque épisode contribuèrent à la production de cette suite. Celui-ci marque un retour vers le jeu vidéo, tant du point de vue du scénario que de celui de la réalisation, aidée en cela par le passage à la 3D.

Commençons par la 3D : cet artifice apporte plus à l’industrie du cinéma pour l’augmentation du prix de la place qu’il génère que pour son exploitation technique à l’écran (pour l’instant). Cependant, l’utilisation faite par Paul W.S. Anderson est plus complète que celle de Cameron en ce sens qu’outre la profondeur de champ à l’image, les effets donnent l’impression que certains éléments du film entrent dans la salle. Point non négligeable qui permet de s’immerger dans le film (ce sera d’ailleurs le seul), mais aussi d’en sortir lors de scènes invraisemblables de nullité, comme le survol de Los Angeles en avion (on en vient à regretter Megashark).

Le scénario reprend des éléments du jeu, certes, mais la trame est tellement condensée que l’on se retrouve face aux basiques de la série : Alice, Ombrella Corp., et les zombies. L’élément le plus intéressant est le traitement du film, qui s’inspire de la mise en scène du jeu, aidé par le système 3D qui, en offrant peu de liberté de mouvement au réalisateur, l’oblige à filmer en point de vue fixe, comme dans les premiers épisodes du jeu.

Le problème réside dans l’interprétation des acteurs : ceux-ci sont également proches du jeu vidéo, ceux qui donne des prestations stéréotypées et assez fade. On a plus l’impression de regarder une cinématique du jeu qu’un film.

Mais ce qui plombe vraiment le film, ce sont les incohérences scénaristiques bien trop nombreuses et trop énormes, ainsi que les multiples références cinématographiques qui donnent l’impression de regarder un condensé des références du genre. Quand Matrix sera remasterisé en 3D (et ça arrivera un jour), le résultat sera le même, voire mieux.

Au final (et oui, c’est déjà fini, cette critique est aussi bâclée que son sujet), le film ne sera regardable que par les aficionados de la franchise Resident Evil, qui y trouveront un peu de fraîcheur après les deux précédents épisodes, et les fans de le 3D. Et encore.

 

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5 commentaires pour Resident Evil Afterlife 3D : l’avis de Grandsteack

  1. L'écrevisse dit :

    Me suis infligé cette merveille en screener (faut pas déconner hein) il y a quelques jours. Obligés de critiquer – donc d’aller voir en salle – ce genre de films, vous faîtes un métier difficile les gars.

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