The Town: l’avis de B00L

The Town est un film moyen. Bon, ça c’est fait. Maintenant comment vais-je faire pour critiquer ce film qui se retrouve coincé entre « Heat » et « Point Break »? Enfin, à un bien moindre niveau que ces deux classiques!

On est en présence d’un film avec des braqueurs de banque dedans, avec à leur tête Monsieur « tête-à-claques » j’ai nommé Ben Affleck (il est aussi à la tête du film vu que c’est lui le réalisateur… et disons que ça se voit). Le tout très classique avec un scénario mettant en valeur le beau Ben (et ses muscles et son intelligence et son charme et son honneté). Vous l’aurez compris, je n’apprécie pas le sieur Affleck….pourtant il a rien fait de mal le pauvre (à part fricoter avec Kate Beckinsale dans « Pearl Harbor », ah le salaud!). Outre ces préjugés foireux (qui finalement ne s’avèrent qu’en partie justifiés) il est vrai que le film est pas si mal, dans la moyenne quoi  : on le regarde, on passe un bon moment, on l’oublie. Voyons tout ça dans le détail.

Résumons un peu l’affaire : on est à Boston, ville de tous les dangers, les crimes, les délits… en fait non, on est à Charlestown (the town du titre! Epic win!) : ce quartier de Boston qui, comme c’est indiqué au début du film, enregistre un taux de braquages de banques plutôt élevé et qu’en plus les talents de braqueurs se transmettent de père en fils. Doug est l’un d’entre eux, et avec ses copains, ils se font des tunes faciles jusqu’au jour où, malheur, ils tombent sur une banque dirigée par une jeune et charmante directrice : Claire. Ils finissent par la kidnapper, la relâcher puis au lieu de la surveiller, Doug tombe amoureux, et c’est là que les emmerdes commencent.

Bref pas très original tout ça : un peu d’action sur fond d’histoire d’amour et de banlieue plus ou moins pauvre où trainent drogue et prostituées. Et quand bien même on croit avoir un peu de suspense, tout revient très vite à un schéma connu… Courses poursuite, chassé-croisé avec le FBI, mensonges, embrouilles au sein de l’équipe (avec le petit teigneux, ami d’enfance, qui qui veut tuer tout le monde (Jeremy Renner qui jouait le rôle principal dans « Démineurs »)) : tous les clichés du genre sont là. Bon surtout la fin, dans le genre « à l’eau de rose », je sais pas si on peut faire mieux, disons que Ben Affleck n’a pas la carrure d’un réalisateur, il se contente de reprendre tel quel ce qu’il a déjà vu (et nous aussi), pas d’inventivité, seulement cette pointe loveur qu’il intègre partout dans le film : il a été choisi pour son rôle de gentil badboy, dur à l’extérieur et mou à l’intérieur.

Mais que peut-il y avoir de bien dans ce film alors? Il est fluide, le scénar s’enchaîne bien malgré sa faiblesse, ce qui permet de rester immergé pour les 2h du film. Les scènes d’actions sont plutôt bien faites, justes comme il faut, rien d’extravagant, plutôt réalistes (la première scène de braquage est d’ailleurs un exemple du genre, je pense). On saupoudre le tout de quelques bonnes idées de-ci de-là (le flic qui détourne son regard quand les braqueurs arrivent, les masques de nonnes…). Tous ces à-côtés font que le film passe finalement plutôt bien. Rajoutez à ça des acteurs pas si mauvais: Renner, Rebecca Hall (« Vicky Cristina Barcelona »), John Hamm (Don Draper dans la série « Mad Men »), Pete Postlethwaite (Kobayashi dans « Usual Suspects »). De quoi se divertir (et pester contre Ben Affleck) pendant une paire d’heures, mais ça ne vaut pas les 6,90€ d’une place de ciné.

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Un commentaire pour The Town: l’avis de B00L

  1. Belgarion dit :

    Ce film est d’une platitude a tomber de sa chaise. Ben le brave toutou avec sa seule expression dans tout le film joue les types malins alors qu’on a du mal à y croire.
    2 scènes de culs inutile d’éjaculateur précoce, 1 traction faite à l’arrache sont de grands classiques de mauvais films.
    La plupart des personnages sont sous exploités alors que celui de Ben l’est bien trop à mon gout.
    Un film à bailler d’ennui qui devrait être remboursé par la sécu en cas d’insomnie.

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