Le Bruit des Glaçons : l’avis de Claudotator

Amis lecteurs (remarque, je pourrais dire aussi ennemis intimes, pour les gens qui me détestent et qui m’espionnent pour trouver une faille dans mes pouvoirs…) en tant que critique cinéma amateur, j’essaye de résoudre un problème qui me parait de prime abord insoluble : la neutralité des critiques que je ponds.

Comme vous avez pu le remarquer, je ne ponds (pour l’instant) que des critiques encensant les films que je vais voir. Ce qui est normal. Les films de merde, les bouses sentimento-comiques, les navets imbuvables, je ne les regarde pas, ayant pour [un de mes nombreux] dicton[s]: « si tu veux aller voir de la merde, les toilettes sont là, et c’est gratuit ».

Mais le problème avec ce raisonnement trivial, c’est que les lecteurs (notez que je ne sors plus de  » l’ami »…) qui n’auraient pas lu ce préambule, pourraient voir là l’œuvre d’un simplet qui est émerveillé par tout ce qu’il voit, et ce, surtout au ciné!

Ne pouvant être l’objet de risées de par mon comportement, j’ai décidé de prendre les choses en mains! De faire voir à tout le monde qui je suis!! De montrer que je suis un accroc à Tonyglandil!!! Ainsi, je suis allé voir « Le Bruits des glaçons », en faisant le lien (souvent vérifié) entre film français et mauvais film, afin de pouvoir faire une critique qui pète des rotules à tout va, violer des petits chatons, et invoquer Ch’tulhu.

Chers lecteurs, vous allez être déçus.

L’histoire: un écrivain alcoolique (Dujardin) reçoit la visite de son cancer personnifié (Dupontel). Et il est décidé, le cancer!! Dès les premières secondes du film, on le voit avancer résolument sur une route qui parait sans fin, dans un décor figé, pour aller faire son boulot et casser du scribouillard! Et dès les premiers dialogues, on sent poindre un coté surréaliste qui ne nous lâchera plus jusqu’au générique de fin. Voir un Dujardin, pété comme un coing, boire un coup avec son cancer, puis essayer de le tuer, ça vous met de bonne humeur pour la fin de la soirée. Les flashbacks ont aussi ce penchant, les personnages expliquant les actions qu’il on fait, en les faisant en même temps (ce qui lorgne ouvertement vers le théâtre, ce qui est le défaut du film comme vous le lirez plus bas).

Mis de coté l’humour noir omniprésent, le film est aussi basé sur l’amour : amour naissant entre l’écrivain et sa bonne (qui ne l’est pas…), amour perdurant encore entre son ex-femme et lui, entre la bonne et son enfant… le message du film est clair : l’amour comme rempart à la mort…

Mises à part quelques petites incohérences scénaristiques (qui sont vraiment minimes) le film pèche par le coté théâtral : les dialogues sont écrits pour la scène, la disposition des acteurs l’est aussi, on se retrouve avec la sacro sainte Unité de Temps et d’Espace (tout le film se passe dans la maison de l’écrivain et le temps est figé : on le voit au seau à glace qui ne fond jamais et au taxi qui est toujours le même… et non, je n’invente rien!!) qui fait qu’on voit plus une pièce de théâtre filmée qu’un film. Mais ceci est le défaut majeur d’un film qui n’en a pas beaucoup d’autres et qui se permettrait même de nous arracher une larme après nous avoir fait rire.

A propos claudotator

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2 commentaires pour Le Bruit des Glaçons : l’avis de Claudotator

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