Predators : l’avis de Claudotator

Ah, l’année 1987!! Que de souvenirs… Entre le lundi noir et Rick Astley qui sort sa fameuse chanson (« Never gonna give you up », je vous laisses chercher sur le net), la populace mondiale allait au cinéma pour oublier un monde brutal…

Et cela, les producteurs l’avaient bien compris, en sortant des œuvres intimistes comme « Crocodile Dundee » ou « Platoon »… Au milieu de toute cette sentimentalité en pellicule sortait un film mettant en scène Arnold -arh, jé un jholi aczentt!- Schwarzenegger dans une « illustration quasi-nihiliste de la fameuse phrase de Nietzsche » (ne me regardez pas comme ça, ce n’est pas moi qui l’ai dit!), j ai nommé:

PREDATOR

Bon gros film téstostéroneux qui marqua nos petits yeux (surtout grâce à la scène du tronc en caoutchouc) et qui donna diverses suites qui oscillaient entre la reprise commerciale (« Predator 2 », je ne me suis jamais remis de Danny Glover fightant un predator) et l’adaptation de jeu ratée (« Alien VS predator »: non, il ne fait pas froid en Antarctique) en passant par le cassage de codes (AvP 2 avec tout ce qu’il faut de politiquement incorrect!). Mais bon, cette critique n’étant pas sur ces films ci, passons à celui qui nous intéresse:

PREDATORS

Dès le titre, on peut être partagé sur sa signification: s’agit-il d’un hommage au premier, du genre reprise d’un film qui appelle à regarder l ‘original? Serait-ce une indication pour nous dire qu’à la différence de l’original, il y a ici plusieurs predators? Est-ce une crise de flemmingite de la part du réalisateur qui ne s’est pas foulé? Pour ma part, au vu du bestiaux (le film, pas le predator) je dirais un peu des trois, comme vous pourrez le constater.

Après quatre paragraphes, il est temps que je m’y mette, place au synopsis: un groupe d’humains experts dans le domaine de la boucherie (celle qu’on voit dans le journal, pas celle du coin) sont parachutés sur une planète dans le but d’être le gibier d’un groupe d’extraterrestres (les predators). Ces personnes devront unir leurs forces pour essayer de survivre à la partie de chasse organisée par leurs hôtes…

Dans ce groupe de mercenaires nous pouvons trouver :

-Royce (incarné par Adrian Brody, je reviendrais sur lui plus tard), le mercenaire et mâle alpha du groupe,

-Isabelle (Alice Braga), sniper et seule femme du groupe,

-Edwin, médecin qui ne sert pas a grand chose (ce n est pas moi qui le dit, c’est Royce!),

-Walter Stans (Walton Goggins), ennemi public numéro un aux USA,

-Mombasa (Mahershalalhashbaz Ali), membre de troupe de la mort en Afrique (non précisé),

-Nikolaï Fedorov (Oleg Taktarov), soldat russe armé d’une mitrailleuse Gatling,

-Cuchillo (Danny Trejo), membre de cartel (avec ses uzi décorés aux lanières de cuir…),

-Hanzo (Louis Ozawa Changchien), yakuza en costume cravate.

Concernant l’histoire, celle-ci se déroule fluidement (même si le début est un peu long a démarrer, mais pas trop, le réalisateur ayant réussi à faire que les non habitués de l’univers Predator comprennent tout sans que les aficionados ne s’emmerdent trop), les temps morts sont peu nombreux, Laurence Fishburne donne une atmosphère envoûtante lorsqu’il accueille le groupe chez lui.

De plus, Robert Rodriguez (scénariste et producteur du film) s’est bien documenté sur l’univers Predator (par exemple, le film comporte deux races de predators, ce qui peut être encore une (quatrième) explication du « s » du titre*…) et les scènes d’actions sont captivantes à défaut d’être crédibles.

C’est à ce moment là que commence la critique des défauts du film.

En premier lieu les personnages, considérés comme la crème de la crème de l’élite, ne savent pas tirer… On en a l’exemple flagrant dans une scène, où ils tirent avec toutes leurs armes sur une meute de 4 chiens extraterrestres et arrivent à les rater…

Ce point ci est mineur mais il est représentatif du traitement de ce blockbuster: là où « Alien versus Predator 2 » avait réussi à détourner voir briser les règles de ce genre de film, « Predators » n’en rate pas une. Les personnages qui vont mourir sont connus dès le début, les twists s’enchainent, les morts dont on ne voit pas le cadavre ne sont pas mort, le casting s’est féminisé, etc.

Enfin, du coté des acteurs, les fans de Danny Trejo vont hurler de rage et Adrian Brody est peu crédible dans son rôle (non pas qu’il joue mal, mais quand on essaye de jouer un personnage de monsieur Conan le barbare alors qu’on est connu en tant que pianiste mourant de faim, c’est dur…), du moins au début.

Néanmoins ces quelques défauts ne sont pas rédhibitoires et le film est une belle relecture de l’original [qui lui même n’était pas vierge de tout défauts (arr!!!jeu va me cervier de se tronque en plastiqueur!!)] qui se permet même de mettre quelques références à ce dernier au passage (nous pourrons apprécier le fait qu’il n y ai aucune référence concernant « Predator 2 », hin hin hin…). A voir si ce n’est déjà fait.

*Apres vérification Robert Rodriguez aurait déclaré avoir nommé le film « Predators » en référence au second volet de la saga Alien: « Aliens »… Ce qui donne une cinquième explication au titre et permet de passer « Predator 2 » à la trappe, encore une fois… Bien fait pour sa pelloche!!

A propos claudotator

https://nosvisionsducinema.wordpress.com
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