Inception : la vie de B00L

Il faut le dire tout de suite ce film claque, ses 2h28 passent comme 1h30, un peu comme dans les rêves du film quoi….en fait vraiment comme un rêve: des passages plus lents puis des accélérations, mise en abîme, mindfucks… Tout y est pour que le rêve version Nolan vous prenne aux tripes.

Car, oui on le sent, c’est bien Nolan aux commandes (rappelez vous du casting de Dark Knight…) : le tout est maîtrisé au millimètre et cependant la dimension onirique a bien sa place dans le film.

Si quelqu’un vous parlé de Inception comme un film concept révolutionnant le cinéma à blockbuster, il n’aura pas tout à fait tort car le film pousse assez loin le concept du rêve (emboîté) mais dans un même temps on trouve quand même ses marques: entre Matrix et Shutter Island en passant par eXistenZ ou Memento…

Le concept du voyage dans le rêve est complètement intégré au film puisque que le film débute dans un rêve, cela permet alors à Nolan d’aller très vite dans l’intrigue, de nous balader dans son petit manège et de nous y perdre peut-être.

En détail, si on veut parler du scénario: le film est fluide dans la narration, presque aucun temps mort, on découvre le principe du voyage dans le réel ainsi que l’histoire personnelle de Cobb (Di Caprio) tout au long du film. Deux parties pour le film: la préparation de la mission puis la mission en elle-même, le tout équilibré en s’accélérant sur la fin. Bien sûr certains trouveront des incohérences dans le scénar mais, nous, pauvres simples spectateurs, n’y verront que du feu…

Passons aux scènes d’action: y’a pas à dire, ça envoie du pâté, on retrouve enfin la maîtrise de Nolan dans le domaine. C’est jouissif, des belles armes, des courses poursuites, des scènes à ski (on se croirait dans Call of Duty 6 observant un pro aux manettes). Tout ça servi par des effets spéciaux au poil: mix entre images de synthèse et effets faits maison (notamment la scène à la gravité qui par en sucette).

La musique est composée (comme celle de Dark Knight) par Hans Zimmer et donc la qualité est au rendez-vous. Les pistes sont le plus souvent des variations autour du thème principal (celui de la bande annonce) : cette longue et puissante sirène, plainte, traversant l’esprit comme les rêves vous attirant au fur et à mesure vers les limbes. L’effet est donc très réussi et participe à l’immersion totale.

On est finalement en présence avec Inception du digne successeur des films mettant en scène un ou plusieurs mondes parallèles, on y retrouve les thèmes classiques du genre même si la love story entre Cobb et Male amène en plus le thème de la vieillesse. Inception est donc un très bon film mais reste que ce petit air de déjà-vu peut gâcher son caractère onirique.

Cet article, publié dans 3e Trimestre 2010, Inception, La Cinémathèque, est tagué , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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